Elle avait du mal à bouger, tout son corps était endolori, elle avait beau essayer d'ouvrir les yeux, rien ni faisait. Pourtant, elle pouvait entendre des agissements autour d'elle, des pas qui raisonnaient, et malgré le total brouhaha qui émanait de son esprit, elle la reconnu. Elle reconnu cette voix si familière et si chère à son c½ur. C'était elle, c'était bien elle, Katy. Elle était là tout près. Elle sentait même une pression sur sa main gauche, et des chuchotements qui lui disait d'ouvrir les yeux, encore et encore.
Elle essayait, elle se battait pour pouvoir enfin ouvrir ses paupières, elle voulait savoir pourquoi Katy était la, si près d'elle, à la supplier d'ouvrir les yeux. Et pourquoi est-ce qu'elle entendait d'autres voix qui ne lui paraissaient pas si étrangères que ça. Elle fronça son front afin de pouvoir remettre tout en place dans son esprit. A force de chercher des réponses à ses questions, elle reconnu la voix d'un, puis de deux autres médecins. Tout à coup, alors qu'elle essayait tant bien que mal de se sortir du trou noir dans lequel elle se trouvait, elle pu enfin ouvrir les yeux. Tout semblait tourner autour d'elle, la lumière vive de la fenêtre extérieure lui brûlait presque les yeux, mais en une fraction de seconde, elle réalisa qu'elle se trouvait dans un lit d'hôpital. La panique l'envahi alors, que faisait elle là ? Pourquoi était elle allongé ici ? Que c'était il passer bon sang !?
Katy la considéra un instant et pu lire dans son regard son incompréhension.
- Chut ma belle, je suis là, respire calmement... Chut.
Sur les douces paroles de Katy, Sara retrouva son calme, ainsi que la chambre que les autres médecins ont désertés pour laisser la jeune femme se remettre de ses émotions.
Le silence fut maître à peine quelques secondes, mais ces secondes semblaient être une éternité pour Sara, qui apparemment était loin de se douter de sa présence ici. Katy du alors rompre le silence, pour la situer.
- Je sais que ta semaine a été dur Sara, mais tu es allez trop loin ! Tu te rend compte que tu aurais pu y rester et ne plus jamais revenir ? Qu'est-ce que je serais devenue sans toi, hein ?
- Qu'est-ce... Qu'est-ce qui c'est passé ? demanda Sara alors qu'elle déglutissait difficilement face au regard noir de Katy.
- Tu as pris une importante dose de morphine. Et la justification que tu es voulu te faire un simple trip ne passera pas Sara, sache le !
La dureté des mots que Katy employait faisait mal à Sara, et celle-ci en était bien consciente. Mais elle se devait d'être ferme. L'acte de Sara avait été trop dur à interpréter pour elle. Elle se sentait à la fois déçu de son geste, mais aussi fautive de ne pas avoir vu la détresse de son amie.
Sara qui jusqu'ici était en total amnésie de ce moment, se souvient alors de son geste. La voiture qu'elle avait garée à la va vite pour pouvoir se shooter et en finir le plus rapidement possible. Elle était tellement désemparer qu'elle avait failli commettre l'irréparable. Pourtant elle était du genre forte habituellement, malgré les épreuves, mais là tout c'était enchainer si vite. Tant de désillusion et de perte encaissée, l'on pousser à la faute. Mourir, elle a voulu mourir... Elle ne cessait de se répéter cette phrase. Mais il faut bien avouer qu'à par à Katy, elle n'aurait pas manquer à grand monde. Elle était presque certaine même qu'elle n'aurait pas manquer à son père.
- Je... Je suis désolé... Je ne voulais pas. Oh mon dieu, qu'est-ce qui m'a prit ?
Chut, calme toi, ça va aller... Chut, c'est fini.
Sara était bouleversée, totalement désemparée par son geste. C'est alors que par un geste affectueux, Katy là prit dans ses bras afin de calmer ses pleurs.
Une bonne dizaine de minutes plus tard, après avoir vider toutes les larmes qui étaient noué dans sa gorge, Sara pu enfin se remettre à parler malgré les quelques sanglots qui persistait dans sa voix.
- Merci, Katy... Je... Tu... Sans toi, je ne serais plus là. Comment as-tu retrouver l'endroit où je me suis garé ?
- Ce n'est pas moi qui t'es secouru Sara, c'est un homme, qui, par chance passait par là au même instant. C'est lui t'as découverte.
Sara fut étonné.
- Un homme !? Qui ?
- Je sais juste qu'il s'appelle Michael et qu'il a des yeux... Euh, attend... J'en trouve même pas les mots tellement ils étaient magnifique. Tout comme le gars en question d'ailleurs.
D'autres auraient trouver que le moment n'était pas opportun pour plaisanter, mais Katy avait tellement eu peur qu'elle relâchait enfin toute pression confondu.
- Tu n'exagère pas un peu Katy ?
- Oh non ma belle, croit moi, c'était un vrai canon.
- Mouais et ben je remercie le canon alors, dit-elle en un sourire timide.
- Bon ma belle, je vais devoir te laisser quelques instant, le temps d'aller voir s'ils ont encore besoin de moi dans mon service. Je les aient lâcher depuis cette nuit à l'instant même où tu as été amené. Je risque d'en avoir pour un petit moment alors profite en pour te reposer.
- D'accord.
Seule dans sa chambre, elle repensa à son acte, de désespoir certes, mais un acte impardonnable. Elle avait vu tant de gens se battre sur une table d'opération pour ne pas franchir la barrière justement, et elle qui était en bonne santé préférait en finir. C'est alors qu'elle repensa aux trois personnes qu'elle avait perdu cette semaine, et elle se maudissait d'avoir été capable de replonger une nouvelle fois dans la morphine pour en finir.
- Bordel, mais je suis conne, c'est pas vrai !
Cette idée de vouloir quitter la vie lui était tellement devenu insupportable, qu'elle n'entendit même pas les quelques coups légers frapper a la porte.
N'obtenant aucune réponse, l'individu en question se décida alors à rentrer.
- Est-ce que je peut ?
Si l'esprit de Sara était totalement submerger de remords, elle ne su dire à qu'elle fréquence son c½ur se mit à battre lorsque ses yeux croisèrent celui de son visiteur...
j'attends vos impressions